La Périnéologie et la Sangle Abdominale

La périnéologie et la sangle abdominale plus communément appelée l’enceinte abdominale sont deux notions majeures et très liées pour la prise en charge de patients dans le cadre d’une rééducation en périnéologie.

En effet, comme nous l’explique, madame Yasmina Belghazi, masseur kinésithérapeute, spécialisée en périnéologie, les troubles du dysfonctionnement de l’enceinte abdominale doivent être mis en évidence lors du diagnostic afin de proposer le meilleur traitement en périnéologie à la patiente.

L’enceinte abdominale est constituée d’un ensemble de facteurs structuraux et fonctionnels. Rappelons que la sangle abdominale est constituée de plusieurs muscles dont les principaux sont de la profondeur vers la superficie, les muscles abdominaux transverses, les muscles obliques et les muscles grands droits.

Les symptômes liés à un dysfonctionnement de l’enceinte abdominale sont variables, ils peuvent se manifester par des douleurs de la région abdomino lombo pelvienne aux pertes urinaires et fécales.

Il est important de noter que les émotions sont également des causes non négligeables à prendre en considération lors des traitements en périnéologie.  En effet, les émotions telles que la peur, l’angoisse de fuites urinaires, ou la douleur incitent la patiente à faire des efforts pour contrôler la situation de perte urinaire.

Elle utilise donc dans ce cas précis un mode de contrôle moteur conscient, qui se traduit par une activation du cortex cérébral.

Cette observation et le lien entre l’incontinence urinaire à l’effort et les troubles statiques lombaires nous amènent à penser que la stabilité et le contrôle abdomino lombo pelvien sont liés à la continence.

On peut donc mettre en évidence un concept selon lequel est représenté un ensemble de 3 éléments principaux qui sont : le contrôle moteur (via l’activité cérébrale corticale), les émotions et comportements et enfin le contrôle musculo-squelettique.

Chaque élément de ces ensembles interagissent entre eux et peuvent influencer un élément de cet ensemble.

Chaque élément isolé de cet ensemble peut être déficitaire (fonctionnement faible) ou à l’inverse excessif (fonctionnement important) et peut donc être à l’origine d’un déséquilibre.

Afin d’illustrer ce modèle d’interaction de ces  ensembles, prenons l’exemple d’une patiente angoissée et stressée de manière importante par l’appréhension de ses troubles urinaires. L’émotion est tellement excessive que cela aura une conséquence directe sur le contrôle moteur ,  via la gestion des émotions par le cerveau , contrôle moteur qui entrainera donc une action défaillante sur le contrôle musculo squelettique et dans ce cas précis , cela engendra une réponse inadaptée par les muscles du plancher pelvien avec pour conséquence l’apparition probable d’une incontinence urinaire.

Nous pouvons également compléter cet exemple par un phénomène largement décrit dans la littérature scientifique, le syndrome de la Clé.  La patiente rentre chez elle et au fur et à mesure qu’elle se rapproche de sa porte d’entrée, l’envie d’uriner va se faire ressentir de plus en plus forte. Elle usera donc de toutes les techniques, croiser les jambes, arrêter sa respiration, pousser sur le bas du ventre pour se retenir et la porte à peine ouverte, elle se précipitera aux toilettes pour se soulager.

 

Il est donc important dans une prise en charge en rééducation de périnéologie de mettre en évidence les prises en charge associées au déficit fonctionnel d’un de ces muscles ou structures de par leur situation anatomique, de leur mode d’action individuel et de la relation étroite entre les divers intervenants musculaires.

Quelque soit l’origine du problème, lombaire, respiratoire ou périnéal, il faut éviter de se focaliser sur un seul système mais bien au contraire, il faut considérer le tout comme un ensemble formé de parties interactives afin de rétablir un contrôle postural correct et donc une contribution à l’amélioration des troubles perinéo sphinctériens.

 

Les muscles stabilisateurs de l’enceinte pelvienne lorsqu’ils sont en bon état musculaire  et utilisés correctement, sans pression sur la partie basse de l’abdomen protègent de toute évidence le plancher pelvien et donc de l’apparition des troubles fonctionnels  liés à la  faiblesse du muscle du périnée.

Cette notion est donc à envisager et à prendre en considération dans la prise en charge des rééducations de correction en périnéologie.

En conclusion, selon madame Yasmina Belghazi, kinésithérapeute, spécialisée en périnéologie, le diagnostic fonctionnel précis de l’origine du dysfonctionnement menant entre autre à l’incontinence urinaire à l’effort (IUE) permettra donc un choix pertinent sur les techniques de rééducation utilisées en périnéologie.

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